7 mois sans rien acheter de neuf… bilan à mi-parcours !

1er août…déjà 7 mois que nous nous sommes lancés dans le défi de ne rien acheter de neuf. Un challenge dont l’objectif est de tester d’autres formes de consommation, leurs atouts et leurs limites. Une façon pour notre petite famille d’adopter de nouvelles habitudes et de s’interroger sur le monde qui nous entoure dans un contexte où les enjeux climatiques imposent de choisir d’autres voies, d’accepter que le changement est indispensable et que nous portons tous une certaine responsabilité à entamer une réelle transition écologique si nous voulons assurer l’avenir de notre espèce. L’action individuelle ne suffira pas mais elle est le commencement. « Ne doutez jamais qu’un petit groupe de personnes peuvent changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé ». disait l’anthropologue américaine Margaret Mead.

1) 7 mois sans rien acheter de neuf…une vraie rupture ? 

J’aime les défis. J’aime relever des challenges un peu fous. J’aime apprendre. J’aime sentir que je suis portée par des objectifs qui me dépassent et qui me font avancer. J’aime être dans l’action, pas celle qui nous abrutit au quotidien, mais bien celle qui nous transporte et nous élève en donnant du sens à ce que nous sommes. J’aime cette certitude qu’en agissant sur le monde qui m’entoure, en devenant acteur du changement, le chemin que j’emprunterai sera forcément plus juste, plus humain et plus en phase avec ce que je suis. Je fais en sorte de voir toujours le verre à moitié plein, simplement parce que je n’aime pas l’idée qu’il soit à moitié vide. Mais malgré ma propension à un éternel optimisme, je vous mentirais si je vous disais que relever le défi de ne rien acheter de neuf pendant un an s’apparente à un long fleuve tranquille. Si changer sa consommation ne présentait aucune difficulté, il n’y aurait d’ailleurs pas de défi à relever. Il suffirait simplement de se lever un matin et d’emprunter un chemin un peu différent des autres jours en appliquant quelques grands principes sensés nous garantir une consommation responsable et raisonnable. Il suffirait d’ignorer les sirènes du marketing et des panneaux publicitaires pour renoncer à acquérir de nouveaux biens matériels sensés répondre à l’un ou l’autre besoin qui nous est présenté comme élémentaire. La vérité c’est que lorsque nous devons changer nos habitudes, de celles qui nous ont été inculquées depuis la plus tendre enfance, l’effort à fournir est considérable. Il l’est d’autant plus quand il s’agit de révolutionner le quotidien de l’ensemble du noyau familial à qui nous avons nous-mêmes inculqué une bonne partie de nos mauvaises habitudes.  Si vous ajoutez à cela le fait que votre environnement (familial, professionnel, amical, social) n’est pas toujours bienveillant ni adaptés aux changements que vous souhaitez mettre en place, vous me comprendrez aisément si je vous dis qu’il a fallu composer avec beaucoup de paramètres différents depuis le 1er janvier de cette année. 

La première chose qui nous a considérablement aidé, c’est le fait que ce pari un peu fou ne s’est en réalité pas imposé tout à fait par hasard. Pour être honnête, je l’avais surtout envisagé au départ comme une sorte de rupture avec notre vie d’avant, le début d’une existence plus ancrée sur l’humain, les choses simples et le détachement du matériel. Mais la réalité après 7 mois de défi est bien plus nuancée.

Pour commencer, j’ai réalisé assez rapidement que notre défi n’avait rien d’une rupture et qu’il s’inscrivait bien au contraire dans une suite logique de petits changements que nous avions progressivement introduits dans notre famille depuis une dizaine d’années. Des changements qui ont touché différentes sphères de notre quotidien (la mobilité, la nourriture, les produits cosmétiques et d’entretien, les vêtements des enfants), dont la mise en oeuvre a parfois fait l’objet de discussions enflammées ou s’est faite au contraire plus discrètement, presque comme une évidence. Des changements qui ont essentiellement été initiés par Laurent ou qui plus rarement ont été la conséquence d’une envie commune de faire évoluer notre projet familial. Des évolutions parfois importantes dont je n’avais pas toujours pris conscience de manière formelle. Et si la meilleure transition écologique se faisait surtout par l’adoption progressive de petits gestes du quotidien, sans volonté de forcer et sans contraintes insurmontables ? Une sorte de révolution lente en somme qui laisse le temps à chacun d’intégrer les changements à son propre rythme afin que ceux-ci deviennent des évidences. Certains vous diront que nous n’aurons bientôt plus le choix et qu’il y a urgence à opérer une mutation radicale. Tous les rapports scientifiques leur donnent aujourd’hui raison et il ne s’agit ici ni de dogmes, ni de croyances sans fondements. Mais peu d’entre nous sont capables d’entendre ce discours (et je ne suis pas certaine moi-même d’avoir envie d’imaginer ce que l’avenir nous réserve exactement). Mieux vaut donc accepter que toute démarche, même minime, contribue à faire avancer les choses et qu’il est inutile de se mettre une pression démesurée dont la seule issue possible s’avère être soit un échec cuisant, soit un torrent de culpabilité devant l’impossibilité de pouvoir être suffisamment tout à la fois : zéro déchet, zéro émissions, zéro consommation, zéro pesticides, etc. Le mieux étant souvent l’ennemi du bien. Souvenez-vous de mon expérience avec les chaussures des enfants, Sous prétexte de vouloir à tout prix trouver une paire en seconde main pour Camille, j’ai fini par gaspiller énormément de temps, d’essence et d’argent, ce que je cherchais précisément à éviter dans le cadre de notre défi. Il est d’ailleurs peut-être utile de préciser que, malgré les apparences, nous sommes nous-mêmes encore très imparfaits dans de nombreux domaines et vraiment très loin du bocal annuel de déchets auquel l’américaine Béa Johnson ou la famille zéro carabistouille (plus proche de nous) sont finalement arrivés après plusieurs années d’essais et de tâtonnements. 

Autre constat de ces premiers mois de défi : ne rien acheter de neuf ne suffit pas pour se détacher du matériel. Le problème étant que l’on trouve de tout (ou presque) en seconde main. En ce compris beaucoup d’articles qui n’ont que très peu servis, voir même jamais été utilisés, témoins d’une consommation parfois impulsive, souvent irréfléchie. J’ai maintes fois maudis Laurent lorsque,  avant un nouvel achat, il réalisait une étude de marché pointue (qualité, prix, utilité) dans l’idée d’acheter  « raisonné ». Mais il faut bien reconnaître que le temps de l’étude a souvent suffi à évincer mon envie/besoin de consommer, nous évitant ainsi de nombreux achats stériles. Surconsommer des biens en seconde main est donc tout à fait possible, en particulier dans des secteurs où l’offre est aujourd’hui pléthorique, comme les livres ou les vêtements. Certaines plateformes en ligne utilisent d’ailleurs les mêmes codes marketing que pour le commerce classique (notifications de baisses de prix envoyées sur smartphone, soldes, envoies d’e-mail publicitaires, annonces ciblées, etc.). Parce que l’offre existe, qu’une certaine pression sociale se fait sentir et que nous avons été éduqués à associer sans limite les notions d’achat et de plaisir, il est éminemment difficile de se soustraire à l’acquisition de biens matériels. L’idée de tester un maximum d’alternatives au neuf en matière de consommation ne m’a pas vraiment aidé sur ce point. Car si mon besoin de consommer évolue de façon proportionnelle au temps passé dans les boutiques et sites de vente en ligne quand il s’agit d’acheter du neuf, ce constat vaut de la même manière pour le seconde main. Par ailleurs, parallèlement à l’envie de limiter mes achats, j’ai eu très vite l’impression en entamant notre défi que ma maison croulait sous une masse de choses inutiles dont je pourrais aisément me séparer. Cette sensation s’est vue renforcée également par le sentiment de passer beaucoup de temps à ranger, à repasser derrière les enfants qui égrainent leurs affaires dans la maison comme autant de petits Poucets qui veulent marquer leur territoire. Je me suis donc mise à faire des tris, à désencombrer, jeter et espérer que j’allais soudain me sentir libérée par tant de renoncement matériel. J’ai été jusqu’à fantasmer un moment sur l’idée de devenir minimaliste, consulté quelques blogs et presque craqué pour une formation en ligne. La bonne blague! J’ai réalisé combien la liste des objets dont je n’arrive pas à me séparer est longue. J’ai pourtant bien essayé d’appliquer la fameuse méthode de Marie Kondo qui consiste à prendre chacun des objets de la maison et à se demander si celui-ci nous est vraiment utile ou si il nous procure du plaisir. Mais je me suis retrouvée confrontée à mes propres contradictions (certaines étant la conséquence directe de notre défi) : vouloir se détacher du matériel tout en ayant la prudence de garder des choses « au cas où », et tenter de faire des réserves (comme pour les cadeaux d’anniversaire des copains que j’anticipe de longues semaines à l’avance). 

2) L’enfer, c’est les autres…ou pas !

L’une des choses que j’appréhendais le plus quand nous nous sommes lancés dans notre défi, c’est de devoir composer avec un environnement qui ne soit pas toujours bienveillant et ouvert à notre démarche. Dès le départ, je suis partie du principe qu’il fallait surtout fuir les discours moralisateurs et les longues litanies destinées à convaincre du bien fondé de nos choix de consommation. Bien que je sois convaincue que la transition écologique ne se fera entre autres que si elle est portée à grande échelle et en partie régulée par des lois qui imposent certains types de comportements, il est contre productif à notre niveau de chercher à imposer un mode de vie auquel les autres ne donnent pas de sens. Néanmoins, si certaines personnes ont mis un peu de temps à intégrer l’idée que nous n’étions pas complètement insensés à l’idée de nous infliger ce défi un peu fou, la majorité d’entre elles s’est néanmoins rapidement prise au jeu, au point de nous surprendre en partageant fièrement les petites révolutions qu’elles avaient décidé elles-mêmes de mettre en place et en contribuant activement à la réussite de notre objectif pour les anniversaires ou les dîners entre amis. Autant de petites victoires qui me remplissent chaque fois d’émotion avec le sentiment que la personne a réellement cherché à nous faire plaisir et ne s’est pas contentée de nous offrir un cadeau par défaut. D’autres ont par contre encore du mal à cacher leur scepticisme et nous permettent du coup d’échanger sur des idées contradictoires, le tout avec toujours beaucoup de bienveillance et de passion.  

Mais au-delà de notre cercle familial et de nos amis les plus proches, notre nouvelle aventure familiale a surtout suscité beaucoup d’enthousiasme sur les réseaux sociaux et dans notre sphère professionnelle. Une page Facebook avec plus de 1500 abonnés, des articles de presse, deux reportages télé, près de 10.000 vues sur notre blog… un engouement auquel on ne s’attendait pas et qui témoigne de la volonté d’un très grand nombre de personnes de revoir leur consommation. C’est donc une bonne nouvelle ! De jolies rencontres sont également venues égailler notre route, des instants de partage essentiels pour nous encourager à continuer. Les réseaux sociaux se sont avérés être à cet égard un monde parallèle fait de bonnes et de moins bonnes références, mais surtout d’une communauté non négligeable d’individus susceptibles de vous aider à trouver la perle rare, voir même à vous la prêter si besoin.  

A l’école aussi les enfants ont tenté de partager leurs aventures, avec un résultat mitigé sur l’impact réel de leur démarche. Nous avons réalisé à cette occasion que la notion même de seconde main pouvait signifier bien des choses en fonction des histoires de chacun. Il y a quelques semaines, une collègue m’expliquait par exemple qu’acheter du neuf aujourd’hui contrastait pour elle avec les années de galères qu’elle avait vécue plus jeune et pendant lesquelles la récup n’avait jamais été une question de choix. Dans certaines cultures, porter des vêtements ayant appartenu à d’autres personnes est potentiellement vecteur de transmission de mauvaises ondes. Pour d’autres encore, les objets de seconde main sont associés aux vieilleries de leur grand-mère. Malgré l’appel à des cadeaux alternatifs lancé pour l’anniversaire de Camille, seules trois personnes ont joué le jeu. Mais c’est toujours ça de pris. La vraie victoire en réalité, c’est que non seulement personne n’a vu la différence mais Camille a savouré de la même manière les cadeaux neufs et les autres. Autre point positif : nous avons tout de même convaincu la directrice de l’école d’envoyer une délégation d’élèves manifester avec les étudiants du secondaire un jeudi matin pendant les cours. 

3) Ce qui a vraiment changé depuis le 1er janvier

– Les enfants ont arrêté de surconsommer tout et n’importe quoi. En réalité, ils sont même bien meilleurs que moi sur ce point. Progressivement, l’idée que le seconde main pouvait être une alternative réelle au neuf a fait son chemin. J’ai bien dit « progressivement » car il aura fallu passer par quelques larmes et tout autant de discussions très sérieuses pour leur faire comprendre l’enjeu exact de notre défi. En effet, après l’enthousiasme des premiers jours sont très vite apparus les doutes et quelques désillusions. Sans compter sur le fait qu’une année entière à l’échelle d’un enfant, c’est terriblement long ! Et pourtant, je suis épatée aujourd’hui du chemin parcouru. Une fois passé le moment d’inquiétude et les questions du type « comment va-t-on faire pour offrir un cadeau d’anniversaire si on ne peut pas acheter du neuf ? », ils ont vite été rassurés par les alternatives proposées (cadeau acheté en seconde main, jouet récupéré dans leur armoire, activités à partager avec la personne concernée). Pas plus tard que cette semaine, Camille me disait : « Maman, le neuf me manque. Mais je suis en train d’économiser pour pouvoir m’acheter le 1er janvier 2020 quelque chose dont j’ai vraiment envie et qu’on ne trouve pas en seconde main ».  Si la seule chose qu’elle retient de cette année est la capacité à se détacher de l’achat compulsif pour attendre de trouver l’objet qui lui procurera vraiment du plaisir, j’aurai le sentiment d’avoir gagné notre défi ! Je repense souvent à ma grand-mère qui faisait des cagnottes pour chacun de ses achats, qui refusait d’utiliser une carte de crédit pour utiliser de l’argent qu’elle n’avait pas et qui accordait un soin tout particulier à ses affaires. Les générations qui nous ont précédées ont parfois aussi des choses précieuses à nous apprendre. 

– J’apprends à renoncer (avec plus ou moins de succès selon les cas). Car la seconde main ne permet pas toujours de trouver immédiatement ce que l’on cherche. L’attente imposée m’a donc amenée plus d’une fois à finalement reconsidérer mes envies. Je reprends ici l’exemple très concret du sac dont j’ai déjà parlé dans mon article sur le seconde main pour femmes. Début juin, je m’étais mise en tête de trouver un sac à main de couleur claire (camel ou beige) pour accompagner mes petites tenues d’été. Je le voulais de la taille de celui que j’ai depuis deux ans déjà mais dont l’intérieur commence sérieusement à vieillir et dont la longueur de hanse ne me convient plus tout à fait. En allant voir quelques modèles sur des sites de vente de produits neufs, j’ai rapidement trouvé ce que je cherchais. Mais défi oblige, je me suis contentée de regarder et de m’en inspirer. J’ai donc entamé mes recherches dans les quelques boutiques de seconde main à proximité de chez moi mais sans y trouver mon bonheur. Je me suis ensuite orientée vers une plateforme de vente en ligne (Vinted) convaincue que celle-ci m’offrirait un large choix de sac répondant à mes critères… trop large en réalité pour pouvoir s’y retrouver sans y passer plusieurs soirées. Je me suis donc concentrée sur quelques marques en particulier et j’ai fini par trouver la perle rare. Du moins c’est ce que je croyais. Car une fois arrivé, le sac s’est avéré beaucoup plus petit que ce que je recherchais. Entretemps, près de deux semaines s’étaient écoulées. J’ai alors ressorti le sac dont je comptais initialement me séparer et je me suis demandée si tout compte fait je ne pouvais pas tenter de le remettre à neuf. J’ai donc consulté quelques forum sur le sujet et je me suis lancée dans un grand nettoyage du tissu intérieur à coups de savon H20 et de brosse à récurer. Je suis également allée faire raccourcir la hanse trop longue chez le cordonnier. Résultat : me voilà avec un sac parfaitement adapté à mes besoins, presque comme neuf !  Morale de l’histoire : il aura fallu quelques heures de recherches inutiles et un achat loupé pour que je réalise que j’avais une solution bien plus rapide et bien moins cher à portée de main.

– Je répare plutôt que de jeter. Je n’ai jamais autant rendu visite à mon cordonnier et à la couturière en bas de la rue. Chaussures, sacs, pantalons à raccourcir, robes à transformer, cartable usé … tout y passe et le résultat est toujours surprenant. Couture, bricolage et do it yourself sont pour moi des mondes parallèles que je tente tant bien que mal d’approcher périodiquement mais avec un succès très mitigé. Dans mon cas, rien ne vaut donc l’efficacité d’un professionnel…avec en prime l’avantage de faire fonctionner des petits commerces de quartier. 

Acheter en seconde main m’a forcée à revoir mon rapport au temps et à l’immédiateté des choses. Quand on habite et qu’on travaille dans une grande ville comme Bruxelles, tout est en effet a portée de main (ou presque) en matière de consommation. Et à défaut de trouver son bonheur dans une boutique près de chez soi, les plateformes de vente en ligne offrent largement de quoi éviter toute frustration latente. Mais lorsqu’il s’agit d’acheter en seconde main, les choses sont un peu différentes. D’abord, parce que le choix est forcément plus limité. Les enseignes sont moins nombreuses et leur offre dépend fortement de ce que leurs clientes sont venues y déposer. Les choses se compliquent encore si vous cherchez un objet en particulier. Il vous faudra attendre parfois plusieurs semaines pour trouver la perle rare. La seconde main a ainsi réintroduit dans ma vie le plaisir de dénicher au hasard une pièce longtemps convoitée. Indirectement, elle me libère également chaque jour un peu plus de la volonté de tout maîtriser, de ce besoin de perfection longtemps recherché. Un réel apprentissage qui ne se fait pas du jour au lendemain et qui exige de se remettre constamment en question. Une autre façon d’envisager la consommation mais bien plus largement aussi son rapport aux autres et à ses vieux démons. Il me faudra à coup sûr plus d’une année de défi pour laisser complètement de côté mes vieilles habitudes. 

– En découvrant le secteur de la seconde main, je me suis mise moi-même à vendre des articles, avec le sentiment de faire partie d’une économie circulaire qui va dans les deux sens et de ne pas être simplement consommatrice d’un système.

– J’ai tenté de formaliser une sorte de rituel à appliquer pour chaque nouvelle acquisition, en espérant que celui-ci puisse nous aider à poursuivre notre objectif sans flancher.

La première étape consiste à se poser 5 questions essentielles : 

Si vraiment l’acte d’achat s’avère nécessaire, je fais attention à respecter un ordre de priorité dans le choix de mes fournisseurs :

  1. Les magasins de seconde main situés à distance raisonnable en transport en commun ou en voiture.     
  2. Les sites en ligne locaux, et en particulier les petites entreprises du type Marcel et Fifi ou Yupla par exemple. Si j’utilise Vinted, je choisis l’option de restriction géographique pour éviter les colis qui parcourent des centaines de kilomètres. Quand c’est possible, j’essaie également de me déplacer plutôt que de passer par un envoi postal (par exemple pour des particuliers qui habitent près de chez mois)    
  3. Les groupes Facebook ou le Market place     
  4. Les sites internationaux      
  5. Les objets neufs fabriqués à partir de matériaux de récupération ou de matières recyclées.  

L’objectif étant évidemment de trouver un juste milieu, sachant que le bien est parfois l’ennemi du mal comme je l’expliquais plus haut en parlant des chaussures de Camille.

Conclusion

Et si ne rien acheter de neuf pendant un an était l’une des meilleures décisions que nous ayons prises en famille ces dernières années ? Bien qu’il soit encore un peu tôt pour mesurer l’impact réel que cette année aura à long terme sur notre quotidien, nous constatons déjà que de nombreux changements se sont opérés et qu’au-delà de notre petite famille, notre défi a commencé à faire des petits, ce qui nous réjouis. Rendez-vous donc d’ici le 31 décembre pour un débrief complet !


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