Les jeux de ficelle…mon dernier casse-tête de maman Rien d’neuf !

Depuis quelques semaines, les jeux de ficelle ont fait leur retour en cour de récréation. Un grand classique avec lequel je jouais moi aussi des heures étant petite, l’objectif étant de réaliser un maximum de figures avec comme seules limites celles de votre imagination. Mais aujourd’hui, avec quelques années de plus et l’envie de résister au dictât de la consommation, ces jeux constituent surtout pour moi un nouveau casse-tête à gérer !

Dans l’absolu, rien de bien méchant me direz-vous. Il suffit d’une simple ficelle pour ravir votre enfant et l’occuper plusieurs heures d’affilée, lui faisant même oublier parfois que son jour « écran » a sonné (oui, chez nous il y a des jours avec et des jours sans écran). Mais vous déchantez rapidement lorsque vous comprenez que l’industrie du jouet a décidé de remettre au goût du jour la mythique ficelle blanche pour en créer une bien plus attirante (et plus maniable paraît-il car elle glisse mieux), faite de mille couleurs fluorescentes, qui devient rapidement l’indispensable objet à posséder sous peine d’être mis de côté en cour de récré. Et c’est là que les ennuis commencent…

D’abord parce que quand vous vous êtes lancés dans un défi rien de neuf, il faut bien avouer que les alternatives pour trouver ce genre d’accessoires en seconde main sont assez limitées. Ensuite parce que, même après avoir fait marcher votre imagination pour éviter d’acheter du neuf et avoir négocié avec le vendeur de la brocante du 1er mai pour récupérer le fil de démonstration destiné à être jeté, arrive très vite le moment où le précieux sésame disparaît une première fois, puis une deuxième puis une troisième… Car inévitablement, quand tous les enfants d’une même cour de récréation manipulent les mêmes files de couleurs fluorescentes, ceux-ci s’échangent, se prêtent, se troquent et finissent parfois par disparaître. Comme pour toutes les modes qui voient le jour en cour de récré, vous finissez par redouter les sorties d’écoles, les larmes de crocodiles et les retours à la maison qui prennent des allures de comédies dramatiques. De quoi vous faire remettre en cause vos plus grands principes d’éducation tant vous êtes tentés de vouloir écourter rapidement le supplice tout en évitant à votre enfant l’ignoble parjure des parents has been (soyons honnête, vous aussi d’ailleurs vous tenez un peu à votre réputation).

Le souci principal avec ce type de jouet, c’est qu’ils traversent plusieurs milliers de kilomètres, de terres et d’océans avant de se retrouver dans les mains de vos enfants, qu’ils sont fabriqués dans des conditions plus que douteuses et qu’ils vous poussent à la consommation (par le biais de vos adorables chérubins). Et je ne vous parle même pas de ce jour où une copine de ma fille s’est vantée devant une maman d’utiliser la corde magique autour de son cou (et de celui de ses camarades). Mais ce n’est pas le sujet ici.

Bref, dès la deuxième semaine de (ré)apparition des jeux de ficelle, j’ai eu le sentiment d’être face à une véritable impasse si je voulais rester cohérente avec notre démarche. Je suis donc passée par toutes les couleurs (c’est le cas de le dire) jusqu’à trouver une solution qui m’a permis de rester à peu près en phase avec mes valeurs, même si la démarche me force à acheter du neuf (et du coup me fait extrêmement mal au coeur). Je vous la partage ici question que vous puissiez vous aussi en profiter. 

Dans une adorable boutique de jouets située à Ixelles, chaussée de Boendael, et portant le joli nom de « Papillon« , j’ai trouvé des ficelles de toutes les couleurs mais qui ne viennent pas de grandes chaînes de supermarché et qui n’ont pas été importées de Chine. Elles ont été achetées à une entreprise familiale (la corderie à Ixelles) puis emballées avec amour dans des petits sachets plastiques (ok, peut mieux faire) par les propriétaires de la boutique, le tout accompagné de dessins imprimés avec les différentes figures à réaliser. Certains fils sont fluorescents, certains unicolores et d’autres multicolores. Ils ne ressemblent à aucun autre et sont donc suffisamment uniques pour que votre enfant puisse distinguer le sien parmi tous les autres totalement identiques de ses camarades.

Vous me direz que j’aurais pu penser plus tôt à la solution de la corderie ou du magasin de bricolage le plus proche pour aller y dégoter un fil de couleur similaire. Oui mais… L’aspect psychologique est à ce point important dans ce genre de situation que rien ne vaut l’imaginaire lié à un magasin de jouets. Et je n’étais pas peu fière quand, à son retour de l’école vendredi, Camille m’a expliqué que tous ses camarades avaient voulu échanger leur fil contre le sien ! Une petite victoire que je savoure discrètement.

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