Nous avons testé pour vous : le sapin en bois flotté

Ce matin, en me promenant dans les rues de Bruxelles, j’ai fait une triste rencontre, de celles que l’on fait trop souvent en ce début du mois de janvier. En marchant distraitement jusqu’à la station de métro, mes pas ont butté contre un sapin abandonné en bas d’un immeuble du quartier. Plutôt que d’attendre le mois de décembre prochain, je me suis dis que c’était peut-être le moment de vous parler de notre sapin, pour que vous puissiez anticiper un éventuel changement et n’avoir aucune excuse en décembre 2019.

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Dans ma famille, le sapin de Noël a toujours été une pièce maîtresse de la décoration des fêtes de fin d’année. Le weekend suivant la Saint-Nicolas, il y avait même un certain rituel à aller le choisir au marché de la place Flagey puis à attendre qu’on se le fasse livrer à la maison. Oui, parce que chez nous les sapins ont toujours été tellement grands, qu’il fallait se les faire livrer.  Chaque année, les débats allaient bon train sur sa forme, sa couleur et son emplacement dans la maison (quoi que finalement il retrouvait toujours la même place). Venait ensuite le rituel de la décoration : des chants de Noël pour se mettre dans l’ambiance, des bougies pour réchauffer l’atmosphère (beaucoup de bougies) et des figurines transmises de génération en génération. Ce n’est sans doute pas un hasard si je suis venue au monde dans cette chaude atmosphère des fêtes de fin d’année à laquelle notre famille a toujours accordé tant d’importance. Chez Laurent l’ambiance était tout autre : chaleur tropicale, branches de filao faisant office de support végétal pour les boules de Noël et décorations installées dans la cour extérieure de ses parents qui avait pour habitude d’accueillir le soir du 24 la grande fête de Noël familiale. 

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Quand je me suis installée avec Laurent, le sapin faisait donc partie des traditions incontournables pour moi, comme une madeleine de Proust indissociable des fêtes de fin d’année. Mais très vite, son installation est devenue un véritable cauchemar. Chaque année, Laurent commençait par réaliser une étude de marché très précise pour dénicher l’offre la plus intéressante correspondant aux critères financiers, pratiques (pas d’épines qui tombent), éthiques et environnementaux que nous nous étions fixés. Un véritable casse-tête qui nous laissait forcément déçus puisque nous devions inévitablement faire des concessions. Une fois la perle rare trouvée (ou en tous cas ce qui s’en approchait le plus), le faire venir dans notre salon relevait d’une véritable expédition… le faire entrer dans notre petite voiture puis dans notre minuscule ascenseur et enfin à travers notre (toute) petite porte d’appartement. Trois semaines après, il était déjà temps de faire le chemin en sens inverse : passer l’épreuve de la porte et de l’ascenseur, ne pas manquer le jour de collecte spécial (les choses se sont simplifiées entre-temps), ramasser la traînée verte d’épines laissée derrière nous (puisque même avec les sapins sensés ne pas les perdre, il y a toujours eu cette foutu traînée verte). Vous rajoutez à cela le sentiment désagréable d’avoir jeté votre jouet d’enfant gâté à peine consommé et la saveur même du sapin de Noël tant désiré devenait quelque peu amère. Ma mémoire sélective avait visiblement occulté une partie non négligeable de cette merveilleuse tradition de mon enfance. 

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Et puis il y a eu ce jour où tout a changé. Ce jour où d’autres que moi dans la famille ont eu cette overdose d’épines et de branches coincées dans la porte d’entrée. Ce jour où nous nous sommes dit que même un sapin bien choisi, cultivé en Belgique dans les meilleures conditions  et correspondant à nos critères tant financiers que pratico-pratiques, constituait toujours un non sens écologique. Ce jour où nous avons découvert les sapins en bois flotté. Depuis quatre ans maintenant, quand arrivent les fêtes de Noël, nous n’avons qu’à descendre dans la cave pour aller chercher notre sapin (qui, une fois rangé, ne prend pas plus de place qu’un sac à dos de randonnée). Pas d’épines, pas de tracas pour le transport et surtout plus d’achat de sapin à usage unique. Idem en janvier quand il s’agit de l’enlever. Nous ne dépendons d’aucune collecte organisée et n’avons pas le sentiment de devoir retourner toute la maison pour le faire sortir.  Nous n’avons pas pour autant non plus renoncé aux traditions familiales : les chants de Noël, les bougies (j’en mets nettement moins) et les figurines transmises par ma grand-mère font toujours partie du rituel. Avec cette très grande satisfaction de ne plus avoir le sentiment de participer à une grande opération de gaspillage collectif et de destruction environnementale. 

Quels sont les impacts de la culture intensive des sapins de Noël ? : 

– La production de masse des sapins en Belgique impose des espaces de culture de plus en plus importants, souvent gagnés sur des prairies caractéristiques du paysage ardennais ou grignotés sur les terres agricoles dont le prix connaît du coup une forte spéculation et qui ne servent plus leur vocation nourricière initiale. 
– L’utilisation régulière d’herbicides et de pesticides détruit la biodiversité environnante et constitue un danger sanitaire pour les habitants des zones limitrophes. 
– Les sapins importés accusent en plus un impact carbone important lié à leur transport.
– Le ramassage et le compostage des sapins constituent un coût non négligeable pour la collectivité.

Quels sont les avantages du bois flotté ? : 

– Il s’agit d’un bois qui provient uniquement de la mer
– Naturellement protégé contre les insectes, difficilement inflammable et peu sujet aux moisissures, il est particulièrement résistant au temps!
– Il ne nécessite aucun traitement. 
– Il s’agit d’un bois entièrement travaillé par les éléments naturels (et donc pas par un procédé industriel quelconque)
– Il est très léger

Où avons-nous trouvé notre sapin en bois flotté ? 

http://www.boisaufildeleau.fr Il existe en plusieurs tailles. Le nôtre mesure 110cm de haut et nous a coûté 92 euros transport et TVA comprise (achat rentabilisé en moins de deux ans). 

Le bois flotté constitue l’une des alternatives possibles mais il en existe beaucoup d’autres. Le sapin « do it yourself » restant sans aucun doute la meilleure option si vous avez une âme créative et bricoleuse (ce qui n’est pas mon cas). 

Quelques bons conseils pour acheter votre sapin sont disponibles ici: http://www.ecoconso.be/fr/content/quel-sapin-de-noel-choisir-naturel-ou-artificiel

Florence. 

 

 

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